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Le suivi médical pour ce métier
La conduite d'un chariot automoteur à conducteur porté nécessite une autorisation de conduite délivrée par l'employeur sur trois conditions : une attestation d'absence de contre-indications médicales délivrée par le médecin du travail, valable cinq ans, que vous remettez à l'employeur ; un contrôle des connaissances et des savoir-faire (CACES ou évaluation équivalente) ; la connaissance des lieux et des instructions. Depuis le 1er octobre 2025 (décret n° 2025-355, arrêté du 26 septembre 2025), le poste ne relève plus par lui-même du suivi individuel renforcé.
Le détail des visites et de leur périodicité.
Les restrictions les plus fréquentes
- pas de conduite en cas de trouble de la vigilance ou de traitement sédatif
- limitation des vibrations et des rotations du tronc
- correction visuelle obligatoire
L'employeur est tenu de prendre en considération ces préconisations et, s'il refuse d'y donner suite, de faire connaître par écrit au salarié et au médecin du travail les motifs qui s'y opposent (article L.4624-6). Ce que l'employeur doit faire.
Les causes typiques d'inaptitude
- troubles neurologiques ou cardiaques exposant à une perte de contrôle
- lombalgies invalidantes aggravées par les vibrations
- déficit visuel ou auditif non compensé
L'inaptitude est prononcée par rapport au poste, après étude de poste et échange avec vous. Elle ouvre un mois pour reclasser ou licencier. Ce qui se passe après l'avis.
Les pistes de reclassement habituelles
- préparation de commandes sans conduite
- gestion de stock, réception administrative
- conduite d'engins de catégorie différente
L'employeur doit chercher dans toute l'entreprise et le groupe, en tenant compte des indications du médecin du travail. Ce que vous pouvez refuser.
Les maladies professionnelles à connaître
Tableaux les plus souvent mobilisés pour ce métier : 97 (rachis lombaire, vibrations), 57 (TMS). Une reconnaissance en maladie professionnelle avant l'inaptitude, connue de l'employeur, double l'indemnité de licenciement et fait payer le préavis. Comment déclarer.
Le point de vigilance
Le retrait de l'autorisation de conduite pour un motif de santé doit reposer sur l'expiration ou le refus de l'attestation médicale, ou sur un avis du médecin du travail ; un retrait sans base médicale ni motif objectif est une modification du contrat que vous pouvez contester. L'attestation elle-même peut être contestée devant le conseil de prud'hommes.
Convention collective
Les salariés de ce métier relèvent souvent de la convention Commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire, mais pas toujours : vérifiez l'intitulé sur votre bulletin de paie.
Questions fréquentes
Le médecin du travail peut-il m'interdire d'exercer ce métier ?
Il rend un avis sur votre poste dans votre entreprise. Une inaptitude à ce poste n'est pas une interdiction d'exercer le métier ailleurs, dans d'autres conditions.
Que devient mon salaire si des restrictions m'empêchent de tenir certaines tâches ?
Il est maintenu tant que votre contrat n'est pas modifié avec votre accord. Les primes liées à l'exécution effective de tâches supprimées peuvent en revanche être perdues.
Puis-je demander une visite avant que ça n'aille plus ?
Oui, à tout moment, sans que l'employeur en connaisse le motif. Comment faire.
Qui peut vous accompagner dans cette situation
Aucune de ces démarches ne se fait seul. Selon ce que vous cherchez — un avis médical, une aide sociale, un appui dans l'entreprise ou un conseil juridique — voici à qui vous adresser.
- Le médecin du travail — à votre demande, à tout moment, sans que l'employeur en connaisse le motif. Il est le seul à pouvoir proposer des aménagements ou constater une inaptitude. Trouver votre service.
- Votre médecin traitant — il prescrit l'arrêt, le temps partiel thérapeutique et peut demander la visite de pré-reprise.
- L'assistante sociale — celle de la CARSAT, de votre service de santé au travail ou de l'entreprise : ressources pendant l'arrêt, dossiers CPAM, invalidité, maintien en emploi.
- Cap emploi et la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle — pour garder ou retrouver un emploi compatible avec votre santé (RQTH, aménagements, reconversion).
- Les représentants du personnel (CSE) et les syndicats — un appui dans l'entreprise, et un défenseur syndical peut vous assister gratuitement devant le conseil de prud'hommes.
- L'inspection du travail — pour signaler un manquement de l'employeur (visite non organisée, restrictions ignorées, danger).
- Un avocat en droit du travail — pour contester un avis, un licenciement ou un solde de tout compte. Une première consultation gratuite existe dans les maisons de justice et du droit et dans de nombreux barreaux ; l'aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires.