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Le barème conventionnel
Ancienneté requise : 24 mois.
| Catégorie | Ancienneté | Indemnité par année | Plafond |
|---|---|---|---|
| ouvriers | de 2 à 5 ans | 1/10 de mois | aucun |
| de 5 à 15 ans | 0,15 de mois — 3/20 de mois par année depuis la première année | ||
| à partir de 15 ans | 1/5 de mois — 3/20 + 1/20 par année au-delà de 15 ans |
Majoration d'âge (ouvriers) : +10 % si plus de 55 ans à l'expiration du préavis. Licenciement économique : complément forfaitaire de 35/100 de mois de salaire (≥ 5 ans d'ancienneté, cumulable avec la majoration 55 ans) ou 70 % de l'indemnité (2 à 5 ans)..
En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, vous percevez le plus élevé des deux montants : le double de l'indemnité légale, ou l'indemnité conventionnelle, qui n'est pas doublée sauf disposition expresse (L.1226-14).
Base de salaire (ouvriers) : Moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois ou 1/12 des 12 derniers mois (formule la plus avantageuse) ; primes annuelles au 1/12 ; hors remboursements de frais et gratifications aléatoires.
Source : art. 10.3 – Indemnité de licenciement (10.3.1, 10.3.2) ; art. 10.4 ; art. 10.5. PIÈGE : barème conventionnel inférieur à l'indemnité légale (1/4 puis 1/3 de mois par an dès 8 mois) ; appliquer l'indemnité légale, sauf si le cumul conventionnel (majoration 55 ans + complément économique) devient plus favorable dans un cas donné : comparer globalement. Non due si droit à pension vieillesse à taux plein.
Le barème légal. 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà, dès 8 mois d'ancienneté (L.1234-9, R.1234-2). Vous percevez le montant le plus favorable entre la loi et la convention. Le calculateur applique ces règles.
Le préavis
| Catégorie | Ancienneté | Préavis |
|---|---|---|
| ouvriers – licenciement | fin d'essai à 3 mois | 0,07 mois — 2 jours |
| ouvriers – licenciement | 3 à 6 mois | 1/2 mois — 2 semaines |
| ouvriers – licenciement | 6 mois à 2 ans | 1 mois |
| ouvriers – licenciement | plus de 2 ans | 2 mois |
| ouvriers – démission | fin d'essai à 3 mois | 0,07 mois — 2 jours |
| ouvriers – démission | plus de 3 mois | 1/2 mois — 2 semaines |
Heures pour recherche d'emploi : 4 h (préavis 2 jours), 12 h (préavis 2 semaines), 25 h (préavis ≥ 1 mois), par demi-journées ou groupées en fin de préavis ; rémunérées en cas de licenciement ; proratisées à temps partiel.
Source : art. 10.1 – Préavis ; art. 10.2 – Heures pour recherche d'emploi. Période d'essai des ouvriers : 2 mois, non renouvelable (art. 2.4 issu de l'accord du 5 octobre 2010), avec délais de prévenance légaux.
En cas d'inaptitude
Pas de règle conventionnelle spécifique : l'indemnité ci-dessus s'applique. Si l'inaptitude est d'origine professionnelle, la part légale est doublée et une indemnité compensatrice de préavis s'ajoute (L.1226-14) ; en cas d'inaptitude non professionnelle, le préavis n'est ni exécuté ni payé mais sa durée est comptée dans l'ancienneté (L.1226-4). Indemnité légale, doublée en cas d'inaptitude d'origine professionnelle (L. 1226-14).
Le détail du calcul et les erreurs fréquentes.
Le départ et la mise à la retraite
Départ à la retraite : indemnité de départ servie par la CNPO (PRO BTP) selon l'article 15 du règlement du régime national de prévoyance des ouvriers du BTP (annexe III à l'accord du 31 juillet 1968), au moins égale aux indemnités légales ou conventionnelles de départ à la retraite ; versée à la liquidation de la retraite.
Source : art. 10.3 – note (1). La note (1) comporte une coquille (« accord du 31 juillet 1998 ») : il s'agit de l'accord du 31 juillet 1968. Montant non chiffré dans la CCN.
Questions fréquentes
L'indemnité conventionnelle est-elle doublée en cas d'inaptitude professionnelle ?
Non, sauf si la convention le prévoit expressément : le doublement de L.1226-14 porte sur l'indemnité légale. Vous percevez le plus élevé des deux montants.
Quel salaire de référence ?
Le plus favorable entre la formule légale (12 ou 3 derniers mois, R.1234-4) et la base conventionnelle indiquée ci-dessus. En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, le salaire de référence est celui des trois derniers mois précédant l'arrêt (L.1226-16).
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Méthode. Chaque donnée de cette page provient du texte conventionnel ou de ses accords attachés : 3 point(s) vérifié(s) sur le texte, 0 à confirmer, 1 non identifié(s) dans la version consultée (dans ce cas, les règles légales s'appliquent). Dernière lecture : 2 septembre 2026. Signalez-nous toute mise à jour conventionnelle.
Qui peut vous accompagner dans cette situation
Aucune de ces démarches ne se fait seul. Selon ce que vous cherchez — un avis médical, une aide sociale, un appui dans l'entreprise ou un conseil juridique — voici à qui vous adresser.
- Le médecin du travail — à votre demande, à tout moment, sans que l'employeur en connaisse le motif. Il est le seul à pouvoir proposer des aménagements ou constater une inaptitude. Trouver votre service.
- Votre médecin traitant — il prescrit l'arrêt, le temps partiel thérapeutique et peut demander la visite de pré-reprise.
- L'assistante sociale — celle de la CARSAT, de votre service de santé au travail ou de l'entreprise : ressources pendant l'arrêt, dossiers CPAM, invalidité, maintien en emploi.
- Cap emploi et la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle — pour garder ou retrouver un emploi compatible avec votre santé (RQTH, aménagements, reconversion).
- Les représentants du personnel (CSE) et les syndicats — un appui dans l'entreprise, et un défenseur syndical peut vous assister gratuitement devant le conseil de prud'hommes.
- L'inspection du travail — pour signaler un manquement de l'employeur (visite non organisée, restrictions ignorées, danger).
- Un avocat en droit du travail — pour contester un avis, un licenciement ou un solde de tout compte. Une première consultation gratuite existe dans les maisons de justice et du droit et dans de nombreux barreaux ; l'aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires.