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Le barème conventionnel
Ancienneté requise : 8 mois.
| Catégorie | Ancienneté | Indemnité par année | Plafond |
|---|---|---|---|
| toutes catégories (hors ch. XII) | de 0,67 à 10 ans | 1/4 de mois | aucun |
| à partir de 10 ans | 1/3 de mois |
Identique au minimum légal (1/4 puis 1/3), due « quel qu'en soit le motif » sauf faute grave/lourde.
En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, vous percevez le plus élevé des deux montants : le double de l'indemnité légale, ou l'indemnité conventionnelle, qui n'est pas doublée sauf disposition expresse (L.1226-14).
Base de salaire (toutes catégories (hors ch. XII)) : moyenne des 12 derniers mois ou des 3 derniers mois (primes pro rata), formule la plus favorable ; calcul proratisé temps partiel/temps plein successifs ; les périodes assimilées de l'art. 7.1.2 comptent dans l'ancienneté.
Source : art. 4.4.3.3. Les périodes assimilées (maladie indemnisée, AT/MP, maternité) comptent dans l'ancienneté servant au calcul.
Le barème légal. 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà, dès 8 mois d'ancienneté (L.1234-9, R.1234-2). Vous percevez le montant le plus favorable entre la loi et la convention. Le calculateur applique ces règles.
Le préavis
| Catégorie | Ancienneté | Préavis |
|---|---|---|
| ouvriers et employés — démission | toutes | 1 mois |
| techniciens et agents de maîtrise — démission | toutes | 2 mois |
| cadres — démission | toutes | 3 mois |
| toutes (non cadres) — licenciement | moins de 2 ans | 1 mois |
| toutes (non cadres) — licenciement | plus de 2 ans | 2 mois |
| cadres — licenciement | toutes | 3 mois |
Heures pour recherche d'emploi : 2 heures rémunérées par jour ouvrable pendant le préavis de licenciement (prorata temps partiel), cumulables avec l'accord de l'employeur.
Source : art. 4.4.1, 4.4.3.2, 4.4.3.5.
En cas d'inaptitude
Pas de règle conventionnelle spécifique : l'indemnité ci-dessus s'applique. Si l'inaptitude est d'origine professionnelle, la part légale est doublée et une indemnité compensatrice de préavis s'ajoute (L.1226-14) ; en cas d'inaptitude non professionnelle, le préavis n'est ni exécuté ni payé mais sa durée est comptée dans l'ancienneté (L.1226-4). Indemnité conventionnelle de licenciement (art. 4.4.3.3) ou légale doublée (L. 1226-14) ; pour les CDD sportifs, indemnité légale de rupture anticipée pour inaptitude.
Le détail du calcul et les erreurs fréquentes.
Le départ et la mise à la retraite
- Départ volontaire à la retraite :
- Anciennete min (ans) : 10
- Mois : 1,5
- Anciennete min (ans) : 15
- Mois : 2
- Anciennete min (ans) : 20
- Mois : 4
- Anciennete min (ans) : 30
- Mois : 5
- Mise à la retraite : indemnité de licenciement de l'art. 4.4.3.3, sans pouvoir être inférieure à l'indemnité de départ volontaire ci-dessus
- Base de salaire : 12 derniers mois ou 3 derniers mois (primes pro rata), formule la plus avantageuse
- Preavis : préavis de démission (1/2/3 mois selon catégorie)
Source : art. 4.4.2. Barème sensiblement supérieur au légal (ex. 4 mois à 20 ans contre 1,5 mois).
Questions fréquentes
L'indemnité conventionnelle est-elle doublée en cas d'inaptitude professionnelle ?
Non, sauf si la convention le prévoit expressément : le doublement de L.1226-14 porte sur l'indemnité légale. Vous percevez le plus élevé des deux montants.
Quel salaire de référence ?
Le plus favorable entre la formule légale (12 ou 3 derniers mois, R.1234-4) et la base conventionnelle indiquée ci-dessus. En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, le salaire de référence est celui des trois derniers mois précédant l'arrêt (L.1226-16).
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Qui peut vous accompagner dans cette situation
Aucune de ces démarches ne se fait seul. Selon ce que vous cherchez — un avis médical, une aide sociale, un appui dans l'entreprise ou un conseil juridique — voici à qui vous adresser.
- Le médecin du travail — à votre demande, à tout moment, sans que l'employeur en connaisse le motif. Il est le seul à pouvoir proposer des aménagements ou constater une inaptitude. Trouver votre service.
- Votre médecin traitant — il prescrit l'arrêt, le temps partiel thérapeutique et peut demander la visite de pré-reprise.
- L'assistante sociale — celle de la CARSAT, de votre service de santé au travail ou de l'entreprise : ressources pendant l'arrêt, dossiers CPAM, invalidité, maintien en emploi.
- Cap emploi et la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle — pour garder ou retrouver un emploi compatible avec votre santé (RQTH, aménagements, reconversion).
- Les représentants du personnel (CSE) et les syndicats — un appui dans l'entreprise, et un défenseur syndical peut vous assister gratuitement devant le conseil de prud'hommes.
- L'inspection du travail — pour signaler un manquement de l'employeur (visite non organisée, restrictions ignorées, danger).
- Un avocat en droit du travail — pour contester un avis, un licenciement ou un solde de tout compte. Une première consultation gratuite existe dans les maisons de justice et du droit et dans de nombreux barreaux ; l'aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires.