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Le barème conventionnel

Ancienneté requise : 8 mois.

Catégorie Ancienneté Indemnité par année Plafond
emplois techniques de la coiffure, esthétique-cosmétique, employés non techniques de 0 à 10 ans 1/4 de mois aucun
à partir de 10 ans 1/3 de mois
cadres et agents de maîtrise à partir de 0 ans 1/4 de mois 6 mois

En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, vous percevez le plus élevé des deux montants : le double de l'indemnité légale, ou l'indemnité conventionnelle, qui n'est pas doublée sauf disposition expresse (L.1226-14).

Base de salaire (emplois techniques de la coiffure, esthétique-cosmétique, employés non techniques) : indemnité LÉGALE (renvoi à l'ancien art. R. 122-2 : 1/4 puis 1/3 de mois, moyenne des 12 ou 3 derniers mois).

Base de salaire (cadres et agents de maîtrise) : salaire réel moyen de la dernière année de présence ; non cumulable avec l'indemnité légale ; l'indemnité légale s'applique si plus favorable (au-delà de 10 ans notamment).

Source : Chapitre I, art. 7.5.1 « Indemnité de licenciement ». Pour les cadres/AM, l'indemnité conventionnelle (1/4 de mois par an, plafond 6 mois) est inférieure ou égale au légal : le légal s'applique en pratique dès 10 ans ; exclusion en cas de faute grave et de départ à la retraite.

Le barème légal. 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà, dès 8 mois d'ancienneté (L.1234-9, R.1234-2). Vous percevez le montant le plus favorable entre la loi et la convention. Le calculateur applique ces règles.

Le préavis

Catégorie Ancienneté Préavis
emplois techniques, esthétique, non techniques – licenciement moins de 6 mois 1/4 mois — 1 semaine
emplois techniques, esthétique, non techniques – licenciement 6 mois à 2 ans 1 mois
emplois techniques, esthétique, non techniques – licenciement plus de 2 ans 2 mois
emplois techniques, esthétique, non techniques – démission moins de 6 mois 1/4 mois — 1 semaine
emplois techniques, esthétique, non techniques – démission plus de 6 mois 1 mois
cadres et agents de maîtrise toute ancienneté 3 mois

Heures pour recherche d'emploi : 2 heures par jour (prorata pour les temps partiels), rémunérées en cas de licenciement, non rémunérées en cas de démission ; regroupables par accord.

Notification : LRAR obligatoire ; point de départ à la première présentation.

Source : Chapitre I, art. 7.4.1, 7.4.2 et 7.4.4. Ancienneté appréciée période d'essai comprise.

En cas d'inaptitude

Pas de règle conventionnelle spécifique : l'indemnité ci-dessus s'applique. Si l'inaptitude est d'origine professionnelle, la part légale est doublée et une indemnité compensatrice de préavis s'ajoute (L.1226-14) ; en cas d'inaptitude non professionnelle, le préavis n'est ni exécuté ni payé mais sa durée est comptée dans l'ancienneté (L.1226-4). Indemnité légale (non cadres) ou conventionnelle cadres/AM (art. 7.5.1) ; doublement légal en inaptitude professionnelle.

Le détail du calcul et les erreurs fréquentes.

Le départ et la mise à la retraite

  • Départ volontaire à la retraite : indemnité légale de départ à la retraite (L. 1237-9 : 1/2 mois après 10 ans, 1 mois après 15 ans, 1,5 mois après 20 ans, 2 mois après 30 ans)
  • Mise à la retraite : indemnité légale (= indemnité légale de licenciement)

Source : Chapitre I, art. 7.5.2 « Indemnité de départ à la retraite ».

Questions fréquentes

L'indemnité conventionnelle est-elle doublée en cas d'inaptitude professionnelle ?

Non, sauf si la convention le prévoit expressément : le doublement de L.1226-14 porte sur l'indemnité légale. Vous percevez le plus élevé des deux montants.

Quel salaire de référence ?

Le plus favorable entre la formule légale (12 ou 3 derniers mois, R.1234-4) et la base conventionnelle indiquée ci-dessus. En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, le salaire de référence est celui des trois derniers mois précédant l'arrêt (L.1226-16).

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Méthode. Chaque donnée de cette page provient du texte conventionnel ou de ses accords attachés : 3 point(s) vérifié(s) sur le texte, 0 à confirmer, 1 non identifié(s) dans la version consultée (dans ce cas, les règles légales s'appliquent). Dernière lecture : 2 septembre 2026. Signalez-nous toute mise à jour conventionnelle.

Qui peut vous accompagner dans cette situation

Aucune de ces démarches ne se fait seul. Selon ce que vous cherchez — un avis médical, une aide sociale, un appui dans l'entreprise ou un conseil juridique — voici à qui vous adresser.

  • Le médecin du travail — à votre demande, à tout moment, sans que l'employeur en connaisse le motif. Il est le seul à pouvoir proposer des aménagements ou constater une inaptitude. Trouver votre service.
  • Votre médecin traitant — il prescrit l'arrêt, le temps partiel thérapeutique et peut demander la visite de pré-reprise.
  • L'assistante sociale — celle de la CARSAT, de votre service de santé au travail ou de l'entreprise : ressources pendant l'arrêt, dossiers CPAM, invalidité, maintien en emploi.
  • Cap emploi et la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle — pour garder ou retrouver un emploi compatible avec votre santé (RQTH, aménagements, reconversion).
  • Les représentants du personnel (CSE) et les syndicats — un appui dans l'entreprise, et un défenseur syndical peut vous assister gratuitement devant le conseil de prud'hommes.
  • L'inspection du travail — pour signaler un manquement de l'employeur (visite non organisée, restrictions ignorées, danger).
  • Un avocat en droit du travail — pour contester un avis, un licenciement ou un solde de tout compte. Une première consultation gratuite existe dans les maisons de justice et du droit et dans de nombreux barreaux ; l'aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires.