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Le détail, rubrique par rubrique

À qui s'applique cette convention

Organismes de droit privé sans but lucratif développant à titre principal des activités d'intérêt social dans les domaines culturel, éducatif, de loisirs et de plein air : MJC, foyers ruraux, écoles de musique et de danse associatives, associations de scoutisme, écomusées, bibliothèques associatives, accueils collectifs de mineurs, associations d'éducation populaire. Champ modifié en dernier lieu par avenant n° 206 du 20 novembre 2024 dans le cadre de la fusion des champs conventionnels (accords interbranches du 9 février 2023).

Source : art. 1.1 « Champ d'application » (et avis d'interprétation n° 31 à 43) — à confirmer. Article 1.1 non relu intégralement ; périmètre reconstitué d'après les avis d'interprétation listés au sommaire et la connaissance usuelle. Les centres sociaux relèvent de l'IDCC 1261 (ALISFA), le tourisme social de l'IDCC 1316.

Texte de base du 28 juin 1988 (étendu par arrêté du 10 janvier 1989), profondément remanié : avenant n° 185 du 14 juin 2021 (art. 4.4 : essai, maladie, rupture, retraite), avenant n° 187 du 30 septembre 2021 (titre VIII prévoyance refondu), avenant n° 203 du 14 novembre 2023 (prévoyance/santé), avenants n° 205 à 210 (2024-2025 : NAO, champ, droit syndical, formation, correctifs ancienneté/frais). Titres XI (frais de santé), XII (pilotage) et XIII (degré élevé de solidarité) en vigueur.

Catégories du texte : Ouvriers et employés (grille générale, groupes A-B), Techniciens et agents de maîtrise, Animateurs techniciens et professeurs (grille spécifique : heures de face-à-face pédagogique), Cadres (groupes 7, 8, 9 puis grille 2018).

La visite de reprise dans votre convention

Nous n'avons pas identifié de seuil de visite de reprise plus bas que celui du Code du travail : visite obligatoire après un congé de maternité, une maladie professionnelle, 30 jours d'arrêt pour accident du travail ou 60 jours pour maladie non professionnelle, organisée dans les 8 jours de la reprise (R.4624-31). Aucun seuil conventionnel de visite de reprise identifié ; seuils légaux applicables.

Vérifiez votre cas avec le simulateur. Le détail du suivi médical dans votre convention.

En cas d'arrêt maladie

  • Ancienneté requise (mois) : 6
  • Ancienneté requise en cas d'AT/MP (mois) : 0
  • Carence (jours) : 3
  • Suppression carence cas :
    • salarié de plus de 50 ans
    • hospitalisation
    • arrêt de plus de 15 jours calendaires (prolongations incluses)
    • premier arrêt de moins de 15 jours de l'année civile (salariés de moins de 5 ans d'ancienneté)
    • deux premiers arrêts de moins de 15 jours de l'année civile (salariés de plus de 5 ans d'ancienneté)
  • Tranches :
    • Anciennete min (ans) : 1/2
    • Duree (jours) : 87
    • Taux (%) : 100
    • Precision : maintien du salaire NET (avantages en nature exclus) du 4e au 90e jour, souvent dès le 1er jour (cas ci-dessus)
  • AT/MP : Pas de condition d'ancienneté et durée portée à 6 mois
  • Par catégorie : non
  • Période de référence : 90 jours d'indemnisation maximum sur une période glissante de 12 mois avant l'arrêt
  • Subrogation : Non expressément prévue par l'article lu
  • Déduction des IJ : Maintien du net sous condition de versement des IJSS ; salariés sans droits SS couverts par la garantie de l'art. 8.4 (assureur, 50 % du brut du 4e au 90e jour) ; cas particuliers (fonctionnaires en activité accessoire, cotisation base forfaitaire refusée) : complément limité à 100 % brut 3 jours puis 50 % brut

Le détail : formalités, carence, garantie d'emploi, prévoyance.

En cas d'inaptitude

La procédure est celle du Code du travail : un examen, une étude de poste, un échange, un avis, puis un mois pour reclasser ou licencier, après lequel le salaire reprend. Pas de procédure conventionnelle spécifique identifiée dans l'art. 4.4 ; droit commun applicable (L. 1226-2 et s., L. 1226-10 et s.).

Pas d'indemnité conventionnelle spécifique à l'inaptitude : l'indemnité de licenciement de droit commun s'applique, doublée sur sa part légale si l'origine est professionnelle (L.1226-14). Indemnité conventionnelle de licenciement (art. 4.4.3.2) alignée sur la légale ; doublement légal L. 1226-14 pour l'inaptitude professionnelle.

Ce qui se passe après l'avis. Les indemnités et le préavis dans votre convention.

Les risques fréquents dans votre secteur

  • Risques psychosociaux : charge émotionnelle du face-à-face éducatif, publics difficiles, violence verbale/physique, précarité (temps partiels subis, multi-employeurs)
  • Troubles de la voix et fatigue vocale (animateurs, professeurs de musique/danse)
  • TMS : portage d'enfants (petite enfance, périscolaire), postures contraignantes, manutention de matériel
  • Bruit (accueils collectifs de mineurs, écoles de musique)
  • Horaires atypiques et coupures : périscolaire matin/midi/soir, permanences nocturnes en séjours
  • Risque routier (déplacements entre sites, transport d'enfants)
  • Agents biologiques en collectivité d'enfants (infections saisonnières)
  • Activités de plein air : exposition solaire, encadrement d'activités physiques

Les tableaux de maladies professionnelles les plus souvent mobilisés : Tableau 57 (affections périarticulaires - TMS), Tableau 98 (rachis lombaire - manutention, portage), Tableau 42 (surdité - exposition musicale prolongée, rare), Hors tableau : troubles anxio-dépressifs et épuisement professionnel via CRRMP ; nodules des cordes vocales (hors tableau). Si une maladie liée à ces expositions est diagnostiquée, la déclaration en maladie professionnelle doit être envisagée avant toute procédure d'inaptitude.

Postes relevant typiquement d'un suivi renforcé ou d'exigences particulières :

  • Travailleurs de nuit (permanences nocturnes en hébergement)
  • Jeunes de moins de 18 ans (animateurs stagiaires) sur travaux réglementés
  • Salariés d'entretien utilisant des produits chimiques (personnels de service, avenant n° 108)

Les chiffres de votre secteur

Les statistiques d'accidents et de maladies professionnelles par secteur sont dans la rubrique secteurs.

Points de vigilance

  • Temps partiels et multi-employeurs massifs : beaucoup de salariés n'ouvrent pas droit aux IJSS — la branche a construit des garanties assureur spécifiques (art. 8.3, 8.4) qui indemnisent même sans prestations de sécurité sociale : réflexe à avoir avant de conclure à une absence de droits.
  • Carence maladie de 3 jours en apparence, mais neutralisée dans au moins 5 situations (dont 1er arrêt court de l'année) : les fiches de paie appliquant systématiquement 3 jours de carence sont souvent erronées.
  • Maintien du salaire NET (et non brut) : le calcul diffère de la plupart des branches.
  • Indemnité de départ VOLONTAIRE à la retraite égale à l'indemnité de licenciement (art. 4.4.4.2) : droit largement méconnu et très supérieur au légal.
  • Grille spécifique animateurs techniciens/professeurs : temps de travail en heures de face-à-face avec temps de préparation (art. 5.10) — les litiges sur les heures réellement dues sont fréquents.
  • Permanences nocturnes en séjours (colonies) : régime d'équivalence dérogatoire (avenants n° 77 et 80).
  • Garantie d'emploi maladie de 12 mois sur 15 + priorité de réemploi de 30 mois.
  • Branche en fusion conventionnelle (accords du 9 février 2023, avenants 206-210) : surveiller l'évolution du champ et l'harmonisation des droits.
  • Fonctionnaires exerçant une activité accessoire (professeurs de musique, etc.) : maintien maladie/maternité fortement réduit (art. 4.4.2.1 et 6.3.5).

Questions fréquentes

Ma convention collective s'applique-t-elle si mon contrat ne la mentionne pas ?

Oui, dès lors que l'activité principale de l'entreprise relève de son champ. L'intitulé doit figurer sur votre bulletin de paie et l'affichage dans l'entreprise.

Que faire si l'employeur applique la loi plutôt que la convention ?

La disposition la plus favorable s'applique. Écrivez à l'employeur en citant l'article conventionnel ; à défaut, le conseil de prud'hommes tranche. Un modèle de réclamation.

Où consulter le texte ?

Sur Légifrance, rubrique conventions collectives, avec le numéro IDCC 1518. Vérifiez la date de la dernière modification.

Méthode. Chaque donnée de cette page provient du texte conventionnel ou de ses accords attachés : 2 point(s) vérifié(s) sur le texte, 1 à confirmer, 3 non identifié(s) dans la version consultée (dans ce cas, les règles légales s'appliquent). Dernière lecture : 2 septembre 2026. Signalez-nous toute mise à jour conventionnelle.

Qui peut vous accompagner dans cette situation

Aucune de ces démarches ne se fait seul. Selon ce que vous cherchez — un avis médical, une aide sociale, un appui dans l'entreprise ou un conseil juridique — voici à qui vous adresser.

  • Le médecin du travail — à votre demande, à tout moment, sans que l'employeur en connaisse le motif. Il est le seul à pouvoir proposer des aménagements ou constater une inaptitude. Trouver votre service.
  • Votre médecin traitant — il prescrit l'arrêt, le temps partiel thérapeutique et peut demander la visite de pré-reprise.
  • L'assistante sociale — celle de la CARSAT, de votre service de santé au travail ou de l'entreprise : ressources pendant l'arrêt, dossiers CPAM, invalidité, maintien en emploi.
  • Cap emploi et la cellule de prévention de la désinsertion professionnelle — pour garder ou retrouver un emploi compatible avec votre santé (RQTH, aménagements, reconversion).
  • Les représentants du personnel (CSE) et les syndicats — un appui dans l'entreprise, et un défenseur syndical peut vous assister gratuitement devant le conseil de prud'hommes.
  • L'inspection du travail — pour signaler un manquement de l'employeur (visite non organisée, restrictions ignorées, danger).
  • Un avocat en droit du travail — pour contester un avis, un licenciement ou un solde de tout compte. Une première consultation gratuite existe dans les maisons de justice et du droit et dans de nombreux barreaux ; l'aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires.